
dépêche AP de ce 16 mai, comme on s'y attendait :

La cour d'appel de Paris confirme la condamnation de MM. Bédier et Masdeu-Arus pour corruption
[16/05/2008 09:54]
PARIS (AP) — La cour d'appel de Paris a confirmé vendredi matin les peines de 18 mois à trois ans de prison avec sursis prononcées en première instance à l'encontre de trois élus ou anciens élus des Yvelines, dont les députés UMP Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier. Leur amende a en revanche été divisée par deux.
Il est reproché aux trois hommes d'avoir accepté des pots-de-vin de l'homme d'affaires Michel Delfau, décédé en 2005. En contrepartie, ce dernier aurait obtenu des marchés publics dans les villes de Poissy et de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Ils étaient également poursuivis pour recel d'abus de biens sociaux.
Pierre Bédier a été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et trois années de privations des droits civiques et civils, soit six années d'inéligibilité. Son amende passe de 50.000 à 25.000 euros.
Les avocats des deux hommes ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation. Ils ont cinq jours pour le faire.
Quant à Gilles Forray, premier adjoint de M. Masdeu-Arus, maire de Poissy au moment des faits, il a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 75.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques et civils. AP Jacques Masdeu-Arus a pour sa part écopé de deux ans de prison avec sursis et cinq ans de privation des droits civiques et civils. Son amende passe de 150.000 à 75.000 euros.

Le Président du Conseil général des Yvelines reste donc président, ainsi que député élu dans la 8e circonscription des Yvelines,
Rappel d'un extrait du prononcé de jugement par Olivier Leurent, Président de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le 12 décembre 2006 au Palais de Justice de Paris. :
“en acceptant de se faire remettre des espèces en contrepartie de l’attribution de marchés publics, Pierre Bédier a gravement porté atteinte à l’autorité de l’État, à des fins purement personnelles… Il a, en outre, nui au fonctionnement des institutions républicaines en faussant les règles de la concurrence et en acceptant la mise en place d'un système de corruption.”
Mais M. Bédier bénéficie toujours du bon fonctionnement des institutions républicaines, puisque les décisons de justice ne s'appliqueront qu'après un arrêt de la Cour de cassation : il a 5 jours pour y faire recours, puis pourra attendre tranquillement, toujours en exercice…